Fin Février, avec Christophe nous partons pour une course de neige/ mixte dans la face ouest du Pélago. Depuis la chute de neige du 14 Février, il n’y a pas eu d’activité dans ce secteur mais en suivant l’évolution des conditions, on peut penser que l’on ne « brassera » pas trop aujourd’hui.

Nous nous mettons en route à 7h30; il fait -3°C ce matin et avec la raide montée du vallon des Erps, nous sommes vites échauffés.

Christophe a bien la « caisse » et nous gagnons la base du couloir Nathalie au bout d’une heure de marche.

Nous nous équipons et ne tardons pas à nous engager dans le couloir, long de 500 m !

La neige a bien coulé dans le couloir ce qui facilite notre progression dans la partie basse. Le premier ressaut s’est bouché et la neige est dure: c’est super agréable !

Le ressaut mixte caractéristique du bas est toujours présent: nous tirons une longueur en nous protégeons à l’aide de friends. Christophe me rejoint au relais

Juste au dessus, nous tirons encore deux longueurs, plus faciles et bien protégeables sur friends

Mais les conditions de neige changent dans la deuxième partie du couloir… Désormais, nous trouvons de la neige restée froide, profonde et sans trace

Avec la trace à faire, la progression est ralentie… Mais la bonne humeur bien présente !

Christophe prend le relais. Tracer dans ces conditions est un exercice bien physique !

Nous rejoignons l’épaule et les pentes sommitales exposées davantage au soleil.

A la sortie du Couloir, nous poursuivons par l’arête mixte qui mène au sommet du Mont Pélago 2768 m

Sur le parcours, un court rappel de 15 m permet d’accéder à la dernière brèche

Puis nous continuons en suivant le fil de l’arête

A midi, nous sommes au sommet! Quelle joie d’être ici après un bel effort!

La pause est bienvenue! La vue dégagée, il fait bon, nous sommes seuls….

Il fait bon de s’attarder là haut; mais quand on connaît la descente … mieux vaut ne pas trop se refroidir. Nous descendons par le versant sud ouest, direct mais aussi bien raide. On ne relâche pas la concentration jusqu’au pied des pentes herbeuses. A 15 heures, nous arrivons à la voiture, les jambes lourdes et les yeux remplis de bonheur ! Bravo Christophe !